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L'archétype de la communauté en ligne

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L’archétype de la communauté en ligne : le babillard de l’atelier  
de la Compagnie Bancaire.

Le groupe Paribas à travers la Compagnie Bancaire a mis en place en 1987, une cellule de veille sur les nouvelles technologies. Jean-Michel Billaut a convaincu le groupe d’ouvrir ce dispositif à tous les professionnels s’intéressant aux nouvelles technologies. Ainsi s’est créée une communauté électronique grâce à la mise en place de First Class qui a permis à des professionnels peu disponibles pour des réunions dans le monde physique, d’engager un processus d’échange en continu autour des nouvelles technologies et ce, grâce à un système de forums de discussion, à la diffusion d’une revue de presse et à la mise à disposition d’espaces thématiques. Depuis peu, ce service est accessible sur le web (http://www.atelier.fr) ce qui va lui permettre d’augmenter son audience et d’offrir de nouveaux services, comme la retransmission vidéo des réunions de l’atelier où les pionniers des nouvelles technologies viennent présenter leurs produits ou services.

Car c’est une des grandes forces de l’Atelier de la Compagnie bancaire que d’avoir su coupler les échanges sur réseaux informatiques à d’autres formes de communication plus traditionnelles, rendues particulièrement nécessaires par le public (composés essentiellement de décideurs) : des rencontres physiques, les voyages d’exploration de dirigeants français aux Etats-Unis, la diffusion d’une lettre d’information papier (le journal de l’atelier) ont permis d’élargir l’audience de cette communauté et de multiplier les occasions d’échange entre ses participants. Le savoir-faire acquis dans ce domaine a même amené l’Atelier à créer des communautés spécialisées comme le Graphic Village (http://www.graphic-village.com).

Conséquemment à l'apparition de ces sites, les webmarketers ont tenté d'utiliser ces espaces où l'on pouvait toucher des individus appartenant à des cibles exploitables d'un point de vue marketing. Des sites hybrides ont alors été mis en ligne où l'on peut désormais trouver contenu éditorial, services ainsi qu’espaces de discussion et où sont insérés encarts publicitaires et propositions commerciales. Si l’on s’en tient aux outils, on pourrait penser que communautés et portails sont identiques. Ce n’est pas tout à fait faux mais tout de même loin d’être exact car les concepts marketing et la dynamique des deux systèmes sont fondamentalement différents.


La principale difficulté de ceux qui mettent en place des communautés d'intérêt sur Internet est de parvenir à initier et entretenir une dynamique communautaire tout en contrôlant étroitement les dépenses associées. Il s’agit d’évaluer le plus précisément possible le rapport coût/efficacité de chaque brique de la communauté : l'animation d'une communauté exige d'importants investissements en temps et en argent qu'il convient de mesurer très étroitement. La communauté est un instrument très puissant de commerce électronique, mais elle est également très lourde à gérer : c'est un investissement financier important qui ne se conçoit que sur le long terme et dans le cadre d'une stratégie mûrement réfléchie.
 

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