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D'ou viennent les communautés ?

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Le surfeur amateur, lorsqu’il recherche de l’information via les portails, a rapidement un sentiment de surabondance qui peut provoquer au bout de quelques mois une désaffection partielle d’Internet. Altavista renvoie 25000 documents pour la moindre demande, les interfaces de navigation des sites qu’il connaît se renouvellent sans cesse, il doit sans cesse changer de browser afin d’être certain de pouvoir visiter les sites utilisant les dernières innovations technologiques du Web…. L’utilisateur moyen doit, en même temps qu’il continue à travailler et à vivre dans le monde physique, suivre l’expansion d’un réseau dont le volume d’information augmenterait de 10% tous les mois, dont le nombre de connectés et de services doublent pratiquement tous les ans et dont les règles de fonctionnement et d’échange évoluent presque de semaine en semaine… Le surfeur sent qu’Internet peut lui apporter énormément mais se sent incapable d’exploiter le réseau parce qu’il manque d’outils, de méthodes et encore plus de repères, et conséquemment, reste souvent désorienté pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En outre, convaincu par les médias qu’Internet permet de communiquer avec toute la planète et qu’il pourra être écouté du monde entier grâce à son site Web, notre internaute, qui n’est pas technicien et qui ne connaît pas les bases du HTML, ne peut pas créer un site suffisamment attractif pour capter d’autres internautes susceptibles de partager ses idées.

Un des remèdes à la surabondance d’information consiste pour l’internaute, tout en continuant à explorer la partie du web qu’il ne connaît pas, à rechercher ses pairs sur Internet. Quelques requêtes lancées sur les outils de recherche, des articles dans la presse spécialisée, le bouche-à-oreille lui permettent de localiser petit à petit les sites des professionnels de son secteur d’activité. Parfois, il visite des sites de type vitrine, parfois, il a la chance de découvrir des sites qui lui donnent accès à de l’information dite « à valeur ajoutée » et quelquefois même, il peut prendre la parole à travers des forums de discussion ou des mailing-lists où il peut poser les questions qu’il n’avait jamais pu poser depuis qu’il était arrivé sur Internet…

Ce sont les fameuses communautés virtuelles (appelées aussi communautés d’intérêt ou communautés en ligne). Les internautes se rejoignent depuis longtemps sur des sites thématiques. Alors que dans le monde physique, c'est la proximité géographique qui réunit les individus, sur les réseaux informatiques, ce sont les centres d'intérêt partagés qui fédèrent les internautes et permettent aux spécialistes du commerce électronique (http://www.planete-commerce.com), aux professionnels de la veille (http://www.veille.com) ou aux internautes férus de nouvelles technologies (http://www.atelier.fr) de se réunir.

Toutes les formes d’association de la vie réelle trouvent leur équivalent communautaire sur Internet : sociétés commerciales, association à but non lucratif, partis politiques, groupes de réflexion, association de malfaiteurs, communautés spirituelles et religieuses, fédérations sportives, réseaux d’influence, loisirs, fans-clubs… Il n’existe souvent pas de forme juridique précise puisque ces regroupements se font de façon moins formelle, mais il n’en reste pas moins qu’ils répondent aux mêmes types de besoin.

Définition : espace de séjour, de consommation et de médiation virtuelle fédérant des individus ou des organisations autour d’une culture, de valeurs de centres d’intérêt partagés, de services variés (actualité, contenu, services, outils de recherche, outils de groupware…).

 

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