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Les conséquences sur le systeme économique (1)

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Crise de transition (1920-30=1980-1990)

Les conséquences macro-économiques de l’introduction de nouvelles technologies sont loin d’être neutres. Ainsi, vers la fin de la période de réappropriation de notre premier exemple, une crise économique profonde (à partir de 1929) se produit que l’on peut mettre en relation avec la crise économique des années 1980 qui a parfois pris la forme d’une récession (Grande-Bretagne, France, Italie) ou qui s’est traduit par un ralentissement économique marqué (Allemagne, Etats-Unis). Une explication simple en est que les gains de productivité obtenus par l’introduction de la technologie permettent d’augmenter les capacités de production, alors que dans le même temps, de moins en moins de personnel est nécessaire, ce qui débouche sur une augmentation du chômage. A partir de cette situation, deux scénarios semblent possibles. Première possibilité : l’économie entre dans un cercle vicieux : le chômage augmente, la demande des foyers diminue, les entreprises baissent leurs prix pour écouler leur production et doivent donc licencier, ce qui provoque une nouvelle diminution de la demande…

Seconde possibilité : les nouvelles technologies, en même temps qu’elles détruisent de l’emploi, permettent de proposer de nouveaux produits et services (informatique, télécommunications ou services en ligne) qui font naître de nouveaux besoins permettant à de nouveaux secteurs d’activité de se développer et d’absorber la main d’œuvre libérée par les activités en déclin. Vous vous en doutez, je partage cette vision de l’avenir mais, pour être honnête, les choses sont loin d’être aussi simples : les chômeurs qu’engendre l’accroissement de productivité permis par l’informatique sont assez peu souvent les mieux placés pour s’intégrer dans les nouveaux secteurs d’activité qui requièrent des qualifications fondamentalement différentes. Autrement dit, un certain nombre de victimes de la crise de transition ne retrouveront jamais d’emploi car ils seront incapables de s’adapter à un monde du travail qui, non seulement, a changé ses méthodes de travail mais adopte également une nouvelle culture : c’est là l’obstacle le plus difficilement surmontable.

L’économiste américain Harry Dent, dans ses livres Le Grand Boom et Job Shock trouve une autre explication pour un dénouement heureux de cette crise de transition actuelle : les ménages atteignent le maximum de leur pouvoir d’achat entre 40 et 50 ans. Or, il se trouve que les générations du babyboom, très nombreuses, entrent précisément dans cette période au milieu des années 1990. Ceci va entraîner un accroissement très sensible de la demande et une relance de l’activité.

 

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