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Autobytelus Mediatoris (3)

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La chaîne de l’évolution digitale n’est pas un long fleuve tranquille

L’histoire d’Autobytel, pour exemplaire qu’elle soit, ne ressemble pas à une autoroute lisse et prévisible.

Il faut par exemple savoir risquer le tout pour le tout sur une intuition. Une intuition qui a poussé par exemple, le PDG et cofondateur d’Autobytel, à miser un tiers de son chiffre d’affaires en 1996 sur une action de promotion d’une durée d’environ trente secondes. Le pari fut gagnant puisque les trente secondes furent suivies d’une augmentation de 1700% du trafic sur le site et que les ventes de 1997 quadruplèrent. Le million de dollars investi dans un unique spot publicitaire lors de la retransmission télévisées du Superbowl, championnat de football américain, appartient aux meilleurs investissements de la start-up.

Mais de véritables défis se posent aujourd’hui à l’Autobytelus mediatoris qui n’a pas encore atteint le stade final de sa transformation. Autobytel ne vend pas en direct : il met en relation des acheteurs et des concessionnaires à même de les satisfaire. Une analyse des forums de discussion de Usenet avec Deja –http://www.deja.com– montre que le service actuel ne satisfait pas complètement tous les utilisateurs qui, pour bon nombre d’entre eux, aimeraient que l’intégralité de la négociation se fasse de façon automatique et qu’ils aient seulement à prendre livraison de leur véhicule dans les concessions. Ils aimeraient obtenir rapidement le prix le moins cher. Personnellement, je déteste les vendeurs d’automobile car la négociation est toujours difficile et de toute façon, en ressortant de la concession, j’ai toujours l’impression que le vendeur ne m’a pas fait le meilleur prix. J’aimerais trouver un Autobytel sur Internet qui fasse cela pour moi. De là, à penser qu’il reste de la place pour un agent de type Deal Pilot dans le domaine de l’automobile, il n’y a qu’un pas que je n’hésiterai pas à faire pour ma part, mais que les anciens se refuseront à envisager : on achètera jamais entièrement une automobile sur Internet… Etant donné que c’était ceux-là mêmes qui disaient qu’Internet ne servirait à vendre que des biens de moindre valeur, il y a quelques années, leur position ne me dérange pas outre mesure !

Autobytel doit aussi se concentrer sur les besoins des concessionnaires qui sont aussi des clients du leader de la vente en ligne d’automobiles. La satisfaction des concessionnaires est une des préoccupations majeures de la start-up. En effet, un nombre réduit mais sensible de concessionnaires qui avaient rejoint Autobytel à ses débuts, ont décidé de faire cavalier seul sur Internet en misant tout sur leur propre site. Ceci est en particulier vrai pour les grandes chaînes de concessionnaires indépendantes, très puissantes aux Etats-Unis. La fidélisation et l’enrichissement du service fourni à ses clients concessionnaires est donc une des clés du succès futur d’Autobytel face au développement de concurrents comme Autoadvantage –http://www.autoadvantage.com– Autoweb –http://www.autoweb.com– ou Carpoint –http://www.carpoint.com–.

 

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