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L Amazonis dotcomus (3)

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Chiffres des ventes, nombre de clients...

Entre 1997 et 2000, les ventes d’Amazon ont littéralement explosé : 147 millions de dollars en 1997, 600 millions en 1998, 1,6 milliard en 1999 et 2,4 milliards en 2000. Pendant cette période, le nombre cumulé de clients a été multiplié par 10 pour atteindre plus de 17 millions de comptes. La formidable dynamique du vendeur en ligne lui a permis de gagner la confiance de 15,5 millions de clients supplémentaires dans 150 pays.

Mais si les ventes explosent, les pertes sont, elles aussi, importantes puisque la compagnie affiche des pertes au troisième trimestre 2000 de 240 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 637 millions de dollars. Est-ce pour autant là un signe de mauvaise santé ? Pas forcément car la tendance très nette depuis deux ans est une augmentation des marges commerciales réelles et du résultat opérationnel (Amazon gagne de l'argent sur chaque vente). L'année 2000 a marqué un point d'inflexion très net où le chiffre d'affaires a commencé à augmenter nettement plus vite que les pertes. Conclusion : si Amazon ralentit le rythme de ses acquisitions (l'origine essentielle de ses pertes actuelles), il est fort probable que le point mort sera franchi rapidement. Point mort franchi, croissance d'au moins 100% par an, il est possible qu'avec un chiffre d'affaires de 20 milliards de dollars en 2006, Amazon devienne une des plus formidables machines à générer des profits de l'histoire de l'e-business.


Rentabilité rime avec maturité

Malgré son succès, l’Amazon Dotcomus possède encore de nombreux détracteurs qui refusent de croire que son modèle économique est viable et présagent véritablement d’une évolution de l’espèce. Leur problème est qu’ils ne comprennent ni la stratégie d’Amazon, ni ses atouts. Amazon veut conserver son leadership et est engagé dans une stratégie de conquête de clientèle. C’est pourquoi ses actionnaires acceptent des pertes colossales, ce qui fait sourire les analystes financiers de l’ancienne économie. Les marchés américains sont-ils devenus fous ? Eux qui sont tellement obsédés par les variations des ventes et des bénéfices par actions ? Ces analystes ne comprennent pas que si les fondamentaux restent les mêmes (chiffre d’affaires, bénéfices), il est impossible d’évaluer de la même façon une société dont l’activité est arrivée à maturité (exemple General Motors avec l’automobile) et une entreprise qui, non contente d’ouvrir un nouveau marché dont personne ne cerne le potentiel exact (on sait seulement qu’il sera énorme et qu’il va en partie se substituer aux marchés actuels), se permet, en outre, de connaître un taux de croissance de sa clientèle de 150% par an dans les 5 dernières années et a atteint un chiffre d’affaires de 2,4 milliards de dollars pour son cinquième anniversaire. Je ne pensais pas prendre beaucoup de risques en affirmant qu’Amazon serait très rentable dès la fin de l’année 1999 car je savais que la gestion de la société était saine. Ce que j’avais moins prévu, c’était la boulimie d’Amazon qui a racheté une société tous les trois mois dans les deux dernières années. Conséquence de quoi, la valeur d’Amazon a augmenté dans des proportions impressionnantes (même après le crash boursier de l’année 2000, la société valait encore 8 milliards de dollars). Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la rubrique HELP/Frequently Asked Questions sur http://www.amazon.com ou contacter le responsable des relations avec les investisseurs à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

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