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Le centre européen de recherche nucléaire simule le big bang

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Le centre européen de recherche nucléaire (CERN) a lancé le 30 mars 2010, dans son accélérateur de particules LHC, une expérience visant à recréer les conditions du Big Bang, qui marque, selon la science moderne, le début de l'univers.

Depuis quelques dizaines d'années, les scientifiques s'accordent à penser que l'univers tel que nous le connaissons (d'ailleurs relativement mal) est issu d'un "Big Bang", une sorte de gigantesque réaction chimique au niveau de l'univers (dont échappant totalement à notre compréhension d'humains) qui aurait donné naissance aux matiéres qui ont permis aux planètes de se former.


Voici l'introduction de l'article sur le Big Bang de Wikipedia

Le Big Bang[1]  est l’époque dense et chaude qu’a connu l’univers il y a environ 13,7 milliards d’années, ainsi que l’ensemble des modèles cosmologiques qui la décrivent, sans que cela préjuge de l’existence d’un « instant initial » ou d’un commencement à son histoire.

Cette phase marquant le début de l’expansion de l’univers, abusivement comparée à une explosion, a été désignée pour la première fois sous ce terme expressif de Big Bang par le physicien anglais Fred Hoyle lors d’un programme radio de la BBC, The Nature of Things (littéralement « La nature des choses »), dont le texte fut publié en 1950. Hoyle lui-même proposait un autre modèle cosmologique, alors en concurrence avec le Big Bang, mais aujourd’hui abandonné, la théorie de l’état stationnaire, dans lequel l’univers n’a pas connu de phase dense et chaude. L’expression Big Bang est devenue le nom scientifique et vulgarisé de l’époque d’où est issu l’univers tel que nous le connaissons.


Le CERN (Centre Européen de recherche nucléaire) a donc lancé une vaste expérience visant à recréer les conditions qui prévalaient dans l'univers juste après le big bang à l'intérieur de son accélérateur de particules, le LHC. Les chercheurs vont faire circuler en rond, à l'intérieur de l'accélérateur, deux faisceaux de particules qui iront en sens contraire et emmaganiseront de l'énergie à chaque tour. Quand les deux faisceaux entreront en colision à une vitesse proche de celle de la lumière, le choc devrait produire une énergie de 7TeV (teraelectronvolts). Les particules élémentaires ne s'étant jamais rencontrées avec un tel niveau d'énergie, les physiciens pensent observer de nouveaux phénomènes et de nouvelles particules.

Ils espérent notamment détecter le boson de Higgs, cette particule dont l'existence théorique n'a jamais été démontrée qui donnerait sa masse à la matière. Ce qui permettrait de confirmer ou d'infirmer les théories sur le big bang d'ouvrir une nouvelleère dans l'histoire de la physique. Les premières colisions ont été enregistrées dans la journée et annoncées sur le compte Twitter du CERN dont vous livrons un extrait, car il revèle une utilisation exemplaire de Twitter qui est trop souvent utilisé pour transmettre des messages inintéressants.

  • Extraits du compte Twitter du CERN le 30 mars 2010
  1. Les deux faisceaux sont maintenant à 3.5 TeV, le maximum d'énergie! Nous nous préparons à les faire entrer en collision!
  2. 3 TeV au #LHC. Presque 3,5 TeV...
  3. Les physiciens retiennent leur souffle dans la salle de contrôle du #LHC
  4. La moitié de l'énergie pour aujourd'hui est atteinte: 1,75 TeV. Tous les voyants sont au vert.
  5. Les faisceaux du #LHC sont accélérés à présent...
  6. Les faisceaux semblent prometteurs. On va bientôt augmenter l’énergie.
  7. Les faisceaux sont de retour : croisons les doigts !
  8. La webdiffusion en direct reprend à midi – le pioupioul continue !
  9. Le faisceau 2, insatisfaisant, a dû être absorbé. Nouvelle injection en vue !
  10. Une nouvelle injection du SPS, un des petits accélérateurs amenant des particules au LHC:les faisceaux sont de retour dans le LHC
  11. Nouvelles analyses:l’origine du problème est le couplage magnétique des circuits du SPS et du LHC,et non une perturbation électrique.
  12. La machine redémarre.
  13. Siemko explique : du fait d’une perturbation électrique, observée par d’autres accélérateurs, le système de protection a stoppé les aimants.
  14. Dans quelques minutes en direct: A. Siemko explique la cause de la perte des faisceaux. http://bit.ly/aQftoi
  15. En directe ! Photos: http://bit.ly/dfTGiF http://bit.ly/b5qbSu http://bit.ly/dvYahz - Regardez le webcast http://bit.ly/bd1IVK
  16. Les spécialistes examinent la situation. Le problème semble venir du système de protection de la machine. Nous vous tenons au courant.
  17. Faisceaux perdus: les opérateurs étudient la situation maintenant
  18. La montée en énergie va prendre du temps: entre 30 et 40 minutes environ
  19. La montée en énergie vient de commencer : destination 3.5 TeV maintenant !

A propos du CERN

L'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (nom officiel), aussi appelé laboratoire européen pour la physique des particules, plus connue sous l'acronyme  CERN (acronyme de l'organe provisoire institué en 1952, le Conseil européen pour la recherche nucléaire[1]), est le plus grand centre de physique des particules du monde.

A propose du LHC

le LHC (Large Hadron Collider ou Grand collisionneur de hadrons en français). Il s'agit du plus puissant accélérateur de particules au monde construit à ce jour, dépassant en termes d'énergie le Tevatron  aux États-Unis. Il est même présenté comme le plus grand dispositif expérimental jamais construit pour valider des théories physiques. Le LHC a été construit dans le tunnel circulaire (26,659 km de circonférence) de son prédécesseur, le collisionneur LEP (Large Electron Positron). À la différence de ce dernier, ce sont des protons — de la famille des hadrons — qui sont accélérés pour produire des collisions, en lieu et place des électrons ou des positrons pour le LEP.

Auteur: Raphaël Richard

 

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