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L'affiliation vue par l'affilié

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L’affilié ne voit pas du tout l’affiliation de la même façon. Son objectif à lui est de maximiser l’efficacité de son espace commercial disponible et de son audience. Il peut offrir de la visibilité sur son site web, des renvois de visiteurs, des renvois d’acheteurs, des renvois d’utilisateurs, de la visibilité dans ses newsletters, des opérations de marketing direct. Il peut générer des revenus à travers la publicité, le sponsoring, le marketing direct (opt-in e-mail), la vente de contenus numériques (e-books, études…) ou encore l’affiliation : il doit donc réaliser un arbitrage entre ces différentes sources de revenus (l’affiliation étant une source parmi d’autres).

Actuellement, l’ironie se résume au paradoxe suivant :

-       la publicité, par ses modes de facturation au CPM (Coût Pour Mille) ne sanctionne que l’exposition des bannières ; elle est donc risquée pour l’annonceur car il n’a aucune garantie que sa campagne débouchera sur une augmentation de trafic.

-       L’affiliation, telle qu’elle est pratiquée début 2000, ne rémunère plus du tout la visibilité au site support qui devient dépendant pour sa rémunération de la qualité de bandeaux qu’il ne contrôle pas ou de l’attractivité de l’offre commerciale (dans le cas des programmes à la commission).

 

Avec l’effondrement du marché publicitaire, la situation est particulièrement favorable aux affilieurs qui font pression sur les régies publicitaires pour remplacer leurs coûteuses et risquées campagnes publicitaires par des campagnes d’affiliation. Comme les affiliés, qu’ils soient start-up devant équilibrer de façon anticipée leurs comptes ou entreprises traditionnelles, qui ont des difficultés à identifier les sources de revenus les plus intéressantes et tendent à paniquer, ils acceptent, souvent par dépit, d’adhérer à des programmes d’affiliation. Connaissant peu les véritables retours sur investissement de l’affiliation, ils acceptent souvent des niveaux de rémunération très bas et sont invariablement déçus au bout de quelques mois. Ce phénomène a commencé à avoir un écho dans la presse en ligne américaine fin 1998 ; en France, ce n’est que depuis début 2000, que les premiers affiliés ont commencé à manifester leur mécontentement. Avec le temps, les relations entre affilieurs et affiliés tendent à s’équilibrer.

De toute façon, l’affiliation restera un marché instable car il est, comme le marché de la publicité, très sensible aux cycles économiques. En période de croissance, les tarifs de l’affiliation tendront à remonter tandis qu’en période de ralentissement, les tarifs descendront.

 

 

www.affiliation-avenue.com : le site d’information français sur l’affiliation

 

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