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La migration du systeme d information :Quel est le coeur d une plate forme de commerce electronique?

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Un site web marchand se compose tout d'abord d'un serveur web qui regroupe les informations dans les pages au standard HTML reconnu par les browsers. Il faut ensuite mettre en place un dispositif permettant de gérer un catalogue de produits. Plusieurs possibilités existent : certains services comme Yahoo! Store –http://store.yahoo.com– ou Icat –http://www.icat.com–, Boutix –http://www.boutix.com– ou Shop-up
–http://www.shop-up.com/– proposent l'ouverture à distance d'une boutique en ligne où l'on peut vendre un nombre illimité de références. Vous pouvez également développer un module spécifique à base de CGI et/ou d'API sur votre propre site web qui vous permettra de personnaliser l'interface de votre boutique. Mais la solution la plus couramment utilisée est l'installation d'un serveur web marchand. Un web marchand accélèrera le développement du site, facilitera l'administration et la gestion de votre galerie marchande et fluidifiera les échanges entre le front-office (la vitrine visible par l'internaute) et le back-office (les opérations de gestion qui ont lieu au sein de votre entreprise). Sur ce serveur marchand vient ensuite se greffer une base de données produits, contenant toutes les informations sur les produits que vous désirez vendre. Elle devra pouvoir être administrée à distance à partir de votre entreprise pour des opérations d'actualisation. Enfin, une base de données clients est enrichie lors de chaque transaction.

Votre site peut être hébergé chez un prestataire de service Internet, mais vous pouvez aussi choisir de l'héberger en interne à condition de protéger solidement votre réseau en commençant par installer un firewall.

Lorsque les ventes sur Internet sont réduites, la solution de l'hébergement chez un prestataire est préférable. Les commandes sont alors souvent transmises de façon artisanale. L'hébergement en interne s'avère nécessaire lorsque le volant d'affaires provenant d'Internet devient si important qu'il nécessite de rationaliser les échanges d'informations avec les différents départements de l'entreprise. Mais quels sont les départements concernés par ces échanges ? En réalité, c'est presque toute l'entreprise qui va venir s'insérer dans le système de commerce électronique : avant d'accepter une commande, le service qui gère les stocks doit confirmer la disponibilité du produit (certaines entreprises produisent même en temps réel en fonction des commandes qui leur sont adressées à partir d'Internet) ; ensuite, lorsque la commande a été effectuée, c'est le service livraison qui doit prendre le relais et gérer les rapports avec les prestataires qui assureront la livraison physique du produit ; puis, la facture doit être transmise à la comptabilité qui enregistrera aussi le paiement en provenance d'Internet, lorsqu'il sera effectué. D'ailleurs, une comptabilité multidevise devra souvent être mise en place. Bien entendu, les services des ventes et du marketing devront être capables d'analyser en temps réel les ventes et de modifier les produits en fonction de l'évolution de la demande.

Afin de pouvoir accepter les paiements en ligne, vous devez installer un système de paiement sécurisé. Une solution complètement sécurisée consiste à crypter le numéro de la carte bleue du client grâce au protocole SSL. Dans certains cas, c'est le marchand qui reçoit directement le numéro, dans d'autres cas (avec le système Payline d'Experian
–http://www.experian.fr– ou SIPS de Sligos –http://www.atosgroup.com/sips–), c'est un tiers de confiance qui réceptionne le numéro et vérifie en temps réel la validité de la carte auprès du réseau bancaire. Ce sont les systèmes les plus utilisés par les sites qui font du commerce électronique aujourd'hui.

Mais Internet a également vu se développer des concepts de monnaie virtuelle. Dans d’autres cas, il peut s'agir d'un porte-monnaie virtuel que l'internaute alimente de façon ponctuelle à partir de sa carte bleue et qu'il utilise ultérieurement pour ses achats. C'était le cas de la Klebox de Kleline –http://www.kleline.com– (aujourd’hui disparue). Mais on a vu aussi se développer des concepts de monnaie purement virtuelle, comme Digicash
–http://www.digicash.com–, qui n’ont pas eu le succès escompté et qui sont clairement en perte de vitesse.

SET est un consortium mené par VISA, Mastercard, American Express, IBM, Microsoft et d'autres grands acteurs qui s’est donné pour objectif d'assurer un niveau de sécurité supplémentaire au paiement par carte bleue. Il s'agit d'un ensemble de recommandations qui standardisent les échanges transactionnels sur Internet et dont la mise en œuvre peut être adaptée en fonction de la situation de chaque pays. Ainsi en France, deux consortiums, e-comm et C-Set, ont commencé à travailler séparément sur la norme SET en 1996 et ont finalement joint leurs efforts.

Une autre notion très importante est celle d'authentification : comment s’assurer que la personne qui passe commande n'a pas usurpé son identité et qu’elle n'utilise pas une carte bleue qui ne lui appartient pas ? Pour répondre à ce problème, des signatures digitales ou certificats ont été créés pour s'assurer de l'identité d'un acheteur. Ce sont des organismes spécialisés tels que Chambersign –http://www.chambersign.com–, Verisign
–http://www.verisign.com–, Belsign –http://www.belsign.com– ou d'autres tiers de confiance qui les distribuent.

Mais l'avenir semble bel et bien au paiement par carte à puce, très utilisée en France mais relativement peu répandue dans le reste du monde où les cartes bleues ne sont pas équipées de puces. La carte à mémoire permet en effet un niveau de sécurité supérieur notamment pour la vérification de l'identité du porteur. Les prochaines générations de terminaux d'accès à Internet (PC, webtv et autres) seront donc probablement tous équipés de lecteurs de cartes bleues à puce, assurant un niveau de sécurité maximum. Plusieurs projets existent, notamment la Geldkarte née en Allemagne, qui va servir de normes à certaines banques françaises tandis que la Caisse d'épargne et La Poste ont développé leur propre carte.

 

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