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Les cinq niveaux d'integration de l'entreprise a Internet

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Avec les quelques éléments que vous avez découverts dans ce guide, vous devez commencer à avoir une idée concrète de ce que vous allez pouvoir faire à court terme. Mais l’art de la stratégie est de se projeter sur le long terme. Or, il est extrêmement difficile de se projeter dans l’avenir lorsque l’on gère un projet de commerce électronique car il est difficile de cerner l’impact à long terme que cela aura sur l’entreprise. Voici un modèle que j’ai mis au point pour aider les cadres à préparer les cinq premières années de leurs activités commerciales sur Internet.

La plupart des professionnels expérimentés tentent de convaincre leurs clients qu’un simple site vitrine ne sert à rien : pour générer du trafic sur un site, il est indispensable de créer un contenu à valeur ajoutée pour le visiteur. C’est aussi ce que je pensais il y a deux ans. Puis, appliquant à la lettre les différentes méthodes que je vous ai recommandées, je me suis vite aperçu que la mise à disposition d’un contenu à valeur ajoutée qui coûte généralement cher à créer, ne suffit pas si les visiteurs ne se manifestent pas et j’ai pensé alors qu’il pourrait être intéressant d’ajouter une mailing-list pour fidéliser les visiteurs et les amener à s’identifier ainsi que des services intelligents. Je pense aussi qu’il faut donner toutes les occasions au visiteur d’interagir pour l’amener à s’impliquer au-delà de la simple consultation.

Tout cela paraît logique. Très logique. Incroyablement logique. C’est si logique que vous devez avoir tout comme moi l’impression que c’est l’évidence même. Alors pourquoi n’est-ce jamais logique pour le client du prestataire Internet ?  
La réponse est simple : cette logique s’impose suite aux milliers d’heures que j’ai passées à surfer sur le web et des centaines d’heures d’analyse que j’ai consacrées au commerce électronique. Le client de notre prestataire, en revanche, parvient souvent à peine à comprendre comment se déroule techniquement l’acte d’achat et n’a passé, dans le meilleur des cas, que quelques dizaines d’heures sur le réseau. A moins de disposer d’une force de conviction supérieure à la normale, il est difficile de le convaincre de décupler le budget prévu (la presse lui a promis qu’un site web ne coûte presque rien) : il est impératif qu’il comprenne qu’un site vitrine ne sert à rien et qu’il lui faut un site à caractère communautaire, avec un programme d’affiliation, une mailing-list non modérée, un webforum, un système de paiement avec tiers de confiance, une campagne de référencement dans les outils de recherche et une campagne de promotion à base d’interstitiel avec mise en place de tableaux de bords.

D’un naturel plutôt ouvert, j’avoue que j’aurais moi-même des difficultés à prendre une décision à la place de ce client. Il faut donc lui laisser du temps (même si c’est ce dont on dispose le moins sur Internet) pour faire mûrir sa réflexion et intégrer la culture du cybercommerce.

Plutôt que de vous présenter un exemple basé sur un type de site web particulier, j’ai essayé de déterminer quelle était l’évolution de la stratégie commerciale d’une société normale sur Internet, en partant des formes de présence les moins coûteuses pour arriver aux formes les plus complexes et les plus rentables. Il est à noter que ce modèle est indépendant de la taille de l’entreprise, la mise en œuvre de chacune de ces phases pouvant s’adapter aux moyens de chaque entreprise.

Les cinq étapes que j’ai identifiées jusqu’à présent sont les suivantes :    

 
Présence =>  Contenu =>  Interactivité =>  Intelligence =>  Agiligence

 

 

 

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